La signature du Concordat
Le Concordat signé à Bologne en 1516 par François Premier et Léon X prit fin le 12 juillet 1790 quand la Nouvelle Assemblée issue de la Révolution vota une loi sur la constitution civile du Clergé qui provoqua une rupture au sein de la société française.
Cette loi fut une révolution également, elle établissait que tous les ministres, les évêques, devaient être élus par les fidèles et rétribués par l’Etat sans que Rome ne puisse donner son avis. La moitié, environ, des prêtres acceptèrent de prêter serment de fidélité à la Loi, à la Nation, au Roi. Les autres furent nommés : « Les réfractaires ».
En 1791 le Pape Pie VI déclara les « non réfractaires » comme schismatiques et hérétiques.
Le 18 Brumaire, après son coup d’état Bonaparte, Premier Consul, sut qu’il devait régler cette crise religieuse pour se maintenir au pouvoir. Mais Pie VII, élu Pape en 1800, voulut restaurer l’unité de l’Eglise.
1801 : Accord entre Rome et Paris par un texte rédigé par Joseph Bonaparte, frère du Premier Consul, et le 15 juillet de la même année, un nouveau Concordat fut signé.
Le Pape reconnut la République il renonça aux biens enlevés au Clergé sous la Révolution. Le gouvernement de la République reconnut que la religion catholique, apostolique et romaine était la religion majoritaire en France.
1802 : en avril, la loi fut définitivement promulguée et adoptée.
Le Concordat mit fin aux guerres civiles et religieuses qui divisaient les français depuis 1790.
Ce Concordat, pour l’essentiel, restera en application jusqu’à la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905.
V W-R le 15 07 2011