Lorsqu’éclata la seconde guerre mondiale, Jean Moulin, né à Béziers en 1899, était alors préfet d’Eure et Loir.
Le 2 novembre 1940 il fut révoqué par le régime de Vichy en raison de ses sympathies radicales-socialistes.
En septembre 1941 il rencontra à Londres le Général de Gaulle et lui fit alors un compte-rendu sur les divers mouvements de Résistance. Le constat était sans appel. : En dehors des francs-tireurs et partisans (FTP) la Résistance manquait d’organisation et les actions étaient mal coordonnées. Les maquis manquaient de communication et les actions manquaient, par voie de conséquence, d’envergure.
Le premier janvier 1942, Jean Moulin devint le représentant officiel du Général de Gaulle qui le chargea d’unifier les différents mouvements de la Résistance.
Le 2 janvier 1942, il fut parachuté de nuit en France et commença alors une tâche extrêmement difficile en raison des conflits à l’intérieur de chaque groupe.
Néanmoins, le 26 janvier 1943 le "MUR" fut constitué et comprenait l’union des trois plus grands mouvements de Résistance, les groupes Combat, Franc-tireur et Libération Sud.
Jean Moulin créa ensuite une entité politique au sein de laquelle chaque mouvement était représenté le "CNR". Ce Conseil National de la Résistance se réunit pour la première fois le 27 mai 1943 à Paris.
Le 21 juin 1943 La Gestapo arrêta Jean Moulin à Caluire, non loin de Lyon, suite à une trahison.
Il mourut lors de son transfert vers l’Allemagne après avoir été torturé trois jours par Klaus Barbie mais il n’avait dévoilé aucune information sur le "CNR".
Une façon de rendre hommage à son courage en écrivant cet article.
V W-R le 2 janvier 2012